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Le Roi Carrosse
ISBN : 978-2-909051-88-8
Nombre de pages : 64
Format : 14.5 x 20.5 cm
ISSN : 2114-4044
Age : 9 ans - 11 ans
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Un conte où l'on apprend
que les bienfaits ne sont jamais perdus.
Le roi Carrosse est un mauvais roi. Il se promène dans son carrosse d’or, il fait des discours et dépense sans compter.
Les gens sont de plus en plus pauvres. Un petit garçon, Maxime, décide
d’aller le voir à la ville pour lui dire qu’il faut que ça change...
Extrait
1. Maxime
Il était une fois un roi coléreux et méchant. Il croyait que, sans lui, la Terre ne tournerait plus, et ne faisait rien à part des discours en vers. Et il dépensait l’argent sans compter. Pomponné, vêtu de brocart ou de velours fin, chargé de bijoux comme un sapin de Noël, il passait le temps à voyager dans son carrosse d’or tiré par quatre chevaux noirs. Les gens l’appelaient « Le roi Carrosse ». Les pauvres, en ville, n’osaient même plus s’asseoir sur les bancs car il avait inventé un impôt spécial à payer si l’on s’asseyait en public. Il venait d’ailleurs d’en imaginer un autre sur les vieux souliers. Plus ils étaient vieux et plus on payait. « C’était, avait-il expliqué, pour obliger les gens à acheter des chaussures neuves. »
Mais comme seuls les riches pouvaient le faire, ils étaient les seuls également à ne pas payer cet impôt ! Ceux qui le payaient étaient les plus pauvres, ceux-là justement qui n’avaient pas de sous et gardaient aux pieds des souliers usés.
Et le roi Carrosse se promenait. Il prenait l’argent dans les caisses du royaume. Des soldats nombreux l’escortaient, ainsi que des serviteurs et des courtisans. Cela coûtait très cher, alors que les miséreux ne pouvaient plus se loger, ne pouvaient plus se vêtir, et ne mangeaient plus à leur faim.
Le petit Maxime voyait de plus en plus de mendiants passer dans le village. Agé de neuf ans, le garçonnet vivait seul avec sa maman. Comme elle était veuve, il l’aidait aux travaux de leur ferme. Il était vaillant, intelligent, et il avait bon cœur. Un matin de printemps, il plia deux chemises dans un sac de toile et dit à sa mère :
– Ça ne peut plus durer. Je vais voir le roi et je lui parlerai.
Extrait
1. Maxime
Il était une fois un roi coléreux et méchant. Il croyait que, sans lui, la Terre ne tournerait plus, et ne faisait rien à part des discours en vers. Et il dépensait l’argent sans compter. Pomponné, vêtu de brocart ou de velours fin, chargé de bijoux comme un sapin de Noël, il passait le temps à voyager dans son carrosse d’or tiré par quatre chevaux noirs. Les gens l’appelaient « Le roi Carrosse ». Les pauvres, en ville, n’osaient même plus s’asseoir sur les bancs car il avait inventé un impôt spécial à payer si l’on s’asseyait en public. Il venait d’ailleurs d’en imaginer un autre sur les vieux souliers. Plus ils étaient vieux et plus on payait. « C’était, avait-il expliqué, pour obliger les gens à acheter des chaussures neuves. »Mais comme seuls les riches pouvaient le faire, ils étaient les seuls également à ne pas payer cet impôt ! Ceux qui le payaient étaient les plus pauvres, ceux-là justement qui n’avaient pas de sous et gardaient aux pieds des souliers usés.
Et le roi Carrosse se promenait. Il prenait l’argent dans les caisses du royaume. Des soldats nombreux l’escortaient, ainsi que des serviteurs et des courtisans. Cela coûtait très cher, alors que les miséreux ne pouvaient plus se loger, ne pouvaient plus se vêtir, et ne mangeaient plus à leur faim.
Le petit Maxime voyait de plus en plus de mendiants passer dans le village. Agé de neuf ans, le garçonnet vivait seul avec sa maman. Comme elle était veuve, il l’aidait aux travaux de leur ferme. Il était vaillant, intelligent, et il avait bon cœur. Un matin de printemps, il plia deux chemises dans un sac de toile et dit à sa mère :– Ça ne peut plus durer. Je vais voir le roi et je lui parlerai.
